On répète à longueur d'années, dans tous les amphithéâtres possibles, qu'une allure de légalité constitue un premier remède contre l'arbitraire, un peu comme la perruque est un remède contre la calvitie.
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Une entreprise est une personne dont le sang monte à la tête. On appelle cela une personne morale. Leur vie dure bien au-delà des nôtres.
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Si l'on soulève les haillons hideux de l'Histoire, on trouve cela: la hiérarchie contre l'égalité et l'ordre contre la liberté.
Le soleil est un astre froid. Son coeur, des épines de glace.
C'est curieux comme jusqu'au bout les tyrans les plus convaincus respectent vaguement les formes, comme s'ils voulaient donner l'impression de ne pas brutaliser les procédures, tandis qu'ils roulent ouvertement par-dessus tous les usages. On dirait que la puissance ne leur suffit pas, et qu'ils prennent un plaisir supplémentaire à forcer leurs ennemis d'accomplir une dernière fois, en leur faveur, les rituels du pouvoir qu'ils sont en train d'abattre.
Car on le sait, toutes les misères ont pour chef-lieu l'âme humaine.
Dans la même œuvre
Les plus grandes catastrophes s'annoncent souvent à petits pas.
Quand tu discutes avec un adversaire, essaie de te glisser dans sa peau.
Le monde cède au bluff. Même le monde le plus sérieux, le plus rigide, même le vieil ordre, s'il ne cède jamais à l'exigence de justice, s'il ne plie jamais devant le peuple qui s'insurge, plie devant le bluff.
On ne tombe jamais deux fois dans le même abîme. Mais on tombe toujours de la même manière, dans un mélange de ridicule et d'effroi. Et on voudrait tant ne plus tomber qu'on s'arc-boute, on hurle.
Mais les entreprises ne meurent pas comme les hommes. Ce sont des corps mystiques qui ne périssent jamais